Hitler : "Ce n'est pas convaincant. Ce n'est qu'un type avec une moustache !". Et le maquilleur de répondre : "Comme Hitler !". Cet humour omniprésent, qui condamne l'absurdité des théories et des pratiques hitlériennes, n'est pas sans rappeler la démarche entreprise deux ans auparavant par Charles Chaplin via son célèbre Dictateur. Les deux films ont cette même approche, qui consiste à faire du rire leur principal vecteur de communication. Ici, on ne résiste pas aux déboires du ménage des Tura. Le gag récurrent de la tirade "To be or not to be...", qui permet à Sobinski de quitter l'assistance et de rejoindre Maria dans sa loge, est proprement désopilant. L'excellente prestation du comédien Jack Benny dans le rôle de Joseph Tura y est pour beaucoup : lui qui en une fraction de secondes est amené à se poser des questions sur ses aptitudes en tant qu'acteur et en tant qu'époux... Le scénario du film prévoit des rebondissements en pagaille. Chaque quiproquo est un nouveau prétexte à rire ou à sourire. Les did
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les dialogues du film fourmillent de non-dits et de sous-entendus. Les principaux acteurs du film incarnant des acteurs de théâtre à l'écran, l'impression de visualiser un film dans le film est une vraie constante. Traquenards, déguisements, insinuations, amalgames et dénonciations sont autant d'ingrédients essentiels pour la mise sur pied d'une bonne pièce de théâtre. Dans cette optique, un soin tout particulier a été apporté à la mise en scène et aux enchaînements. Le film d'Ernst Lubitsch repose sur un autre gag à répétition, qui met à nouveau en scène le narcissique Joseph Tura : une fois déguisé en homme de main de la Gestapo, il ne peut s'empêcher de demander à tous ses interlocuteurs s'ils connaissent "le grand acteur Joseph Tura" ; à cette question, tous répondent invariablement par la négative ; jusqu'au chef de la police du parti nazi qui, l'ayant vu jouer dans Hamlet avant que la guerre n'éclate, ajoute : "Il massacrait Shakespeare, comme nous, la Pologne !". Par cette situation comique, Ernst Lu