« Si vous voulez investir en Afrique, le choix du Nigeria s'impose depuis l'élection d'Olusegun Obasanjo », explique Hywel Rees-Jones, partenaire d'Actis Africa. En 2004, ce fonds a été le plus important investisseur privé au Nigeria, hors pétrole : 70 millions de dollars dans le centre commercial Palms, à Lagos, 21 millions de dollars dans StarComs, opérateur régional de télécoms, et 25 millions dans UAC, ex-usine d'Unilever. D'ici à 2008, Actis prévoit d'investir 500 millions de dollars dans le pays. Zwinkels partage le même enthousiasme : « Si le Ghana est un très bon élève de la Banque mondiale au plan macroéconomique, le Nigeria, pourtant plus chaotique, bénéficie d'une population éduquée et disciplinée, et se révèle un pays plus favorable au business. » Africinvest, le fonds géré par Tuninvest, a d'ailleurs investi dans un hôtel de luxe à Lagos et dans une société de distribution de gaz.
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À côté de ces mégaprojets s'en trouvent d'autres, plus proches du domaine de la microfinance. Avec le fonds Mitfund, Afriland First Bank finance, au Cameroun, des microprojets dont l'apport se situe entre 100 000 et 5 millions de F CFA, par exemple pour l'acquisition d'un taxi. « Une fois le véhicule acheté, le chauffeur de taxi peut amortir sa dette par son activité », explique Alamine Ousmane Mey, qui nomme cette forme de financement « l'argent intelligent ». Mais l'ingrédient essentiel du capital-risque reste la ressource humaine. Or, comme l'explique Ben Zwinkels, « une nouvelle génération de dirigeants, d'hommes d'affaires et de managers, formés dans les meilleures écoles internationales, prend peu à peu en main la destinée des économies africaines ». Une évolution de bon augure.